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Full text of "Phares et balises. Instruction sur le service des fanaux"

I 6 6 60 , 



C- ^11- 



MINISTERE 

DE L'AGRICULTURE, DU COMMERCE ET DES TRAVAUX PURUCS. 



PHARES ET BALISES. 



INSTRUCTION 



SUK 



LE SERVICE DES FANAUX. 



ï##^ -^ 




PARIS. 

IMPRIMERIE IMPÉRIALE. 



M DCCC LX. 



MINISTERE 
DE L'AGRICULTURE, DU COMMERCE ET DES TRAVAUX PURLICS. 



PONTS ET CHAUSSÉES. 



PHARES ET BALISES. 

INSTRUCTION 

POUR 



LE SERVICE DES FANAUX. 







'^^ -n 






PARIS. 

IMPRIMERIE IMPÉRIALE. 



M DCCG LX. 



© École Nationale des Ponts et Chaussées 



K^^ 



MINISTERE 
DE L'AGRICULTURE, DU COMMERCE ET DES TRAVAUX PUBLICS. 



PONTS ET CHAUSSEES. 



PHARES ET BALISES. 



INSTRUCTION 



POUR 



LE SERVICE DES FANAUX. 



CHAPITRE PREMIER. 

HOTIONS GÉNÉRALES. 

1. Les appareils d'éclairage des fanaux ou feux de port sont dis- Appareils 

posés suivant divers systèmes. Les plus répandus sont: D-ÉcwinAGE. 

i" L'appareil catadioptrique , de o^.SyS ou de o^^o de diamètre 
intérieur, éclairé par une lampe à niveau constant, par une lampe 
mécanique, ou par une lampe à réservoir inférieur et k niveau va- 
riable ; 

2" L'appareil lenticulaire, en verre coulé, éclairé par une lampe 
à niveau constant ; 

3° L'appareil à réflecteur parabolique ou photophore , éclairé par 
ime lampe à niveau constant; 

4° L'appareil à deux nappes paraboliques ou sidéral, éclairé par 
une Impe à niveau constant. 



Lampes 

À NlïEAn CONSTANT, 



_ 4 — 

Les lampes à niveau constant des appareils catadioptriques et des 
photophores sont alimentées à l'huile de colza ou bien à l'huile de 
schiste. Les lampes à réservoir inférieur ne peuvent brûler que de 
l'huile de schiste. 

2. Les appareils catadioptriques sont installés sur des candélabres 
en fonte ou sur des trépieds. Ils sont ordinairement fixés à un pivot 
central, et ils reposent sur des galets, de manière à pouvoir tourner 
facilement autour de leur axe. 

Les appareils des trois autres espèces reçoivent quelquefois une 
installation analogue ; mais ordinairement ils sont enfermés chacun 
dans une petite lanterne mobile, qui se hisse ou s'abaisse entre des 
tringles en fer. 

3. Les lampes à niveaa constant sont composées de deux parties : 
le corps de lampe et le réservoir. Le réservoir est muni, à sa partie 
inférieure, d'une soupape qui se relève quand la tige qu'elle porte 
vient s'appuyer sur le fond du corps de lampe. Ainsi s'établit la com- 
munication entre le réservoir et le bec. 

Il faut pour que ces lampes soient régulièrement alimentées , 
lorsqu'on emploie i'huile de colza : 

I " Que l'extrémité de l'ajutage inférieur du réservoir soit de quel- 
ques millimètres plus basque la couronne du bec; 

2° Que l'air extérieur arrive librement à Toriflce inférieur du 
réservoir, pour remplacer l'huile à mesure qu'elle est consommée. 
Une ouverture est ménagée à cet effet dans l'enveloppe de la lampe. 

Dans les lampes destinées à brûler de l'huile de schiste, l'extré- 
mité inférieure de l'ajutage doit être à six centimètres environ en 
contre-bas de la couronne du bec. 



Lampes des appa- ^' Lcs becs des lampes à huile de colza employées à l'éclairage 

reiis catadioptriques ^ appareils catadioptrlques et des photophores sont coiffés d'une 

cl des pliotopliores. fi^ r t. r r 

cheminée coudée. Le pied de la cheminée s'engage dans une galerie 
mobile, qui s'élève ou s'abaisse à volonté et qui est ordinairement 



— 5 — 

formée de deux robes concentriques. Elle emboîte le bec à frotte- 
ment doux, et l'on augmente, au besoin, ce frottement en inflécbis- 
sant légèrement en dedans , avec une pince plate , les lames élastiques 
de la robe intérieure. 

Dans les lampes à huile de schiste, la galerie qui porte le verre 
peut tourner, mais sa hauteur par rapport au bec est invariable. 

5. La hauteur de flamme répondant à l'effet complet des lampes Uaumr Je h Jlamme. 
à huile de colza est de 4o à ^5 millimètres. On l'obtient en élevant 

au point convenable la galerie mobile qui porte la cheminée. Si l'on 
dépasse ce point, la flamme pourra prendre beaucoup de développe- 
ment, mais elle sera terne et rougeâtre; si l'on pèche par l'excès 
contraire, eUe se maintiendra blanche, mais sans atteindre à la hau- 
teur voulue. 

6. Laflamrae des lampes à huile de schiste doit être tenue beaucoup 
plus basse et ne jamais dépasser 20 millimètres environ. On ne peut 
la régler qu'en levant ou abaissant convenablement la mèche; on par- 
vient cependant quelquefois à faire disparaître les pointes, lorsqu'il 
s'en forme sur quelques points de la circonférence, en faisant sim- 
plement tourner la cheminée. Comme elle n'est jamais rigoureuse- 
ment centrée par rapport au bec, il peut arriver que les légères iné- 
galités qu'elle présente neutralisent la cause qui produit les pointes 
de la flamme. 

7. Deux modèles sont en usage pour les becs de ces diverses Cmisomnmimi d'huHc. 
lampes, l'un de ai et l'autre de 22 millimètres de diamètre mesuré 

au milieu de l'espace annulaire occupé par la mèche. La consomma- 
tion en huile de colza ou de schiste est évaluée movennement, pour 
le gros bec, à 60 grammes par heure, et, pour le petit, à àS grammes. 
Un petit nombre d'appareils catadioptriques sont iflumlnés par des 
lampes à niveau constant , à huile de colza, munies d'un bec à deux 
mèches concentriques. La disposition générale de ces lampes est la 
même que celle des précédentes , et leur consommation par heure 
s'élève à environ 1 10 grammes d'huîle. Le diamètre de la mèche ex- 
térieure est de o'",o32 , et celui de la mèche intérieure de o", 016 

Tanauj, i 



Eempliiiage tla 
résereoir. 



Pose des mkchcs. 



Mouchaf/e, 



8. Pour garnir dliuile une lampe à niveau constant, on retire îé 
réservoir de son enveloppe ; on le retourne; on le remplit d'huile par 
l'orifice pratiqué sur sa paroi inférieure ; puis en le remet en place, 
en ayant soin de fermer la soupape an moyen de la petite tige en fer 
qui lui est fixée, de manière à ne pas répandre d'huile en le renver- 
sant. Cette dernière précaution est surtout essentielle pourles lampes 
à huile de scliiste. 

9. Pour mettre une mèche en place, on élève le porte-mèche aussi 
haut que possible; on le retire, et l'on y fait pénétrer le mandrin en 
fer-blanc ou en bois destiné à recevoir la mèche; on descend ensuite 
la mèche jusque sur le porte-mèche, où on îa fixcau moyen de la 
bague en fer-blanc à ce destinée. Si une bague venait à manquer, on 
la remplacerait par un fil. 

Il est essentiel que le bord inférieur de la mèche soit coupé bien 
régulièrement, et soit recouvert de manière à ne présenter aucune 
saiUie de nature à intercepter le passage de l'huile. 

La mèche étant posée, on la descend au plus bas, et, avec des ci- 
seaux, courbes bien tranchants, on coupe le bord supérieur à fleur du 
bec, le plus régulièrement et le plus nettement possible. 

10. Pour moucher une mèche qui a déjà servi, on l'élève à une 
hauteur telle que le bas de la partie charbonnée vienne affleurer le 
bord du bec, puis on la coupe ainsi qu'il vient d'être dit. 

Si la lampe est à huile de schiste, il faut, avant de moucher, com- 
mencer par enlever le disque ou champignon disposé au centre du 
bec, en ayant soin de le replacer, dès que le mouchage est ter- 
miné. 

La flamme produite par l'huile de schiste ayant beaucoup de ten- 
dance à fumer, il est essentiel d'apporter le soin le plus minutieux 
dans le mouchage des lampes alimentées par ce liquide, afin de ne 
laisser sur le bord de la mèche aucune inégalité, aucun corps 
étranger de nature à donner lieu à des pointes. 



Ghaaffoi 



11. Lorsque la température est assez basse pour que l'on ait à 



„ 7 — 

craindre la congélation de l'huile, on place un chauffoir au-dessous 
du corps de lampe. 

Cet appareil consiste en un godet que l'on remplit d'huile, et dans 
lequel on place une veilleuse à flotteur. H se fixe au has du corps de 
la lampe , à la place du fond mobile en forme de cul-de-lampe , au 
moyen du cercle supérieur de son support. 

Cette précaution est inutile pour les lampes à huile de schiste, 
dont le liquide n'est pas exposé à se congeler. 

12. Les lampes des appareils sidéraux diffèrent de celles quivien- Lampes des apparei!» 

, sidéraui. 

nent d'être décrites en ce que : 

1° La mèche , au lieu d'être fixée à son hord inférieur, est libre 
dans une double corheille à claire-voie, qu'elle doit déborder de 4 à 

5 millimètres ; cette corbeille est ce qu'on appelle le porte~mèclie ; 

2° La cheminée, do forme à peu près cylindrique, est soutenue à 
12 millimètres environ au-dessus du bec, par deux supports et deux 
anneaux élastiques fixés à une tige verticale ; 

3° Le chaulfoir consiste en une lame de fer dont la partie infé- 
rieure repose dans une gaine fixée sur le réservoir ; la partie supé- 
rieure est recourbée, et vient se terminer au-dessus de la cheminée. 

13. Ces lampes sont toujours alimentées à l'huile de colza. Leur Consommaiwiid-hnik. 
bec a 28 milUmètres de diamètre, leur consommation moyenne par 

heure est de 5o grammes, et la hauteur de la flamme en plein effet 
est de 4o millimètres environ. 

14. Le réservoir de ces lampes se remplit de la même manière Remptissuge Juré- 

1-11 • 1 T I • , scnioir, nose et mou- 

que celui des lampes ci-dessus décrites. cheae dJa miches. 

Pour mettre une mèche en place , après l'avoir coupée 4 la lon- 
gueur voulue sur le patron en fer-blanc, on fintroduit entre les deux 
cylindres à faide d'un mandrin posé sur le porte-mèche, puis on la 
descend au plus bas. On la recoupe bien régubèrement avec les ci- 
seaux courbes, ensuite on félève à 7 ou 8 millimètres au-dessus du 
bec à l'aide de l'extrémité du repoussoir, qui porte quatre lames ; on 



L*MPES 
ÉCLAIRANT 

TOnT L'nonizos. 



Cheminées t 

pose et mottckaije 

lies miches. 



dites 

k UODÈRjlTEDR. 



se sert alors de l'autre extrémité du même instrument pour ia rame- 
ner à la hauteur convenable , c'est-à-dire à 4 millimètres environ au- 
dessus du bec. 

Quand on veut moucher une mèche, on la relève un peu au préa- 
lable au moyen du repoussoir, puis, après l'avoir coupée avec soin, 
on k remet en place en procédant ainsi qu'on vient de le dire. 

15. Une lampe à niveau constant ne pouvant éclairer tout l'hori- 
zon, on a recours, pour les appareils cpii doivent satisfaire à cette 
condition , à des lampes mécaniques, on simplement à des lampes à 
réservoir inférieur et à niveau variable, si c'est de l'huile de schiste 
qui doit les alimenter. 

Toutes ces lampes sont établies dans les mêmes conditions que 
les lampes à niveau constant ordinaires, en ce qui concerne les che- 
minées , la pose et le moucbage des mèches, dispositions décrites 
ci-dessus, articles 9 et 10. 

16. Les lampes mécaniques employées à l'éclairage des fanaux 
sont des lampes à wodéralear. 

Le mécanisme placé dans le réservoir de la lampe consiste en un 
ressort à boudin, dont la base est fixée à un piston. 

Le piston, formé d'un disque en tôle, est garni d'une rondelle de 
cuir, et il est traversé par le tube qui alimente le bec. Le pied de la 
crémaillère qui sert à monter le ressort est fixé sur le piston. 

La partie inférieure du bec est munie d'un tube portant une boîte 
à cuir à sa base et une tige en fer qui s'engage dans le tube traver- 
sant le piston. 

Pour monter une de ces lampes, on tourne la clef placée k hau- 
teur du bouton de la crémaillère , jusqu'à ce. qu'on éprouve un arrêt. 
Il faut procéder à cette opération au moment de l'allumage, et il est 
nécessaire de la renouveler ensuite, au bout de six heures de com- 
bustion. 



'Remplissage 
da réservoir. 



17. Le rempUssage d'une lampe à modérateur s'effectue de la 
manière suivante : 



_ 9 _ 

La robe mobile qui porte le verre et la gorge sont enlevées, puis 
on verse l'huile par l'ouverture de fa lampe, jusqu'à ce qu'elle 
affleure la partie supérieure du réservoir. 

18. Pour qu'un appareil d'éclairage produise tout son effet, il faut Cbntharb 
que son axe soit liorizontal et que la flamme soit placée au foyer. 

■ Dans les appareils sidéraux et dans les photophores, la lampe est 
fixée de telle sorte que le déplacement de son bec par rapport au 
foyer de l'appareil ne paraît pas à redouter, mais il est essentiel de 
s'assurer de temps à autre que l'axe du réflecteur est bien horizontal. 
On procède à cette vérification au moyen d'un fil à plomb qu'on 
promène sur l'arête supérieure de ce réflecteur. 

Dans les appareils catadioptriques, il faut examiner si le bec est 
placé exactement dans l'axe de l'appareil, à la hauteur voulue au- 
dessous du foyer, c'est-à-dire à 22 millimètres. A cet effet, on tend 
deux fils en croix, à l'aide des petits boutons en cuivre placés à l'in- 
térieur des montants : pour que le bec soit bien placé, il faut que 
son centre corresponde au point où les fils se croisent, et que le 
dessus affleure ces mêmes fils, dans les appareils où les boutons sont 
placés à 22 millimètres au-dessous du pian focal, ou soit à cette 
distance au-dessous des fils, lorsque les boutons sont implantés au 
milieu de la hauteur des montants de l'appareil. 

Lorsque la lampe qui illumine l'appareil est alimentée à l'huile de 
schiste, il faut que le centre de la face supérieure du disque fixe 
placé sur le bec se trouve exactement au croisement des fils, ceux-ci 
étant tendus à la hauteur môme du plan focal. 



19. Pour allumer une lampe à huile de colza, on élève la mèche 
de 1 millimètres environ au-dessus du bec, et on met le feu à deux 
points opposés de son contour au moyen de la (acerne à main. Dès 
que la flamme commence à s'élever, et avant qu'elle dégage de la 
fumée, on abaisse la mèche et on pose la cheminée. On tient 
d'abord la mèche basse et la cheminée haute, puis on relève successi- 
vement la première à la hauteur qu'elle doit avoir et l'on abaisse la 

Fanaux. 3 



Allumage 

□ ES l-nMPES. 



— 10 — 



ElTINCTIOK 
DES L&UFE3. 



M&CHIHES 

DE ROTftTIOS. 



seconde, de manière à obtenir une flamme régulière, blanche, et 
convenablement développée. 

Ces prescriptions ne sont point applicables aux lampes à niveau 
constant des appareils sidéraux, car, ainsi qu'il a été dit à l'article i 2, 
les mèches de ces lampes sont fixées dans un porte-mèche à la hau- 
teur qu'elles doivent avoir. On se borne à relever la cheminée à 
60 millimètres environ au-dessus du bec, puis on l'abaisse , dès que 
la mèche a été allumée, jusqu'à ce qu'elle repose sur ses supports. 

Dans les lampes à deux mèches concentriques, on commence 
l'allumage par la mèche centrale, que l'on abaisse ensuite immédia- 
tement autant qu'il est possible de le faire sans l'éteindre, puis on 
passe à la mèche extérieure; on procède ensuite graduellement au 
relèvement des mèches et à l'abaissement de la cheminée. Il faut 
environ une demi-heure pour amener la flamme d'un bec à deux 
mèches à tout son développement. 

Quand la lampe est alimentée par de l'huile de schiste, il suiïit 
d'élever la mèche à 2 millimètres au-dessus du bec pour qu'elle s'al- 
lume subitement sur toute la circonférence. 

Dès qu'elle est allumée, il faut l'abaisser légèrement, afin que la 
flamme ne dépasse pas au commencement le bord du disque, c'est- 
à-dire une hauteur d'environ 1 1 millimètres. 

Ce n'est qu'au bout d'une heure, lorsque le bec est échauffé, que 
la flamme prend tout son développement, et elle fumerait certaine- 
ment si on ne la tenait pas assez basse au moment de l'allumage. 

20. On procède à l'extinction d'une lampe en abaissant la mèche 
ou en la soufflant, lorsqu'il s'agit d'un appareil sidéral; pour les 
lampes à deux mèches, on commence par la mèche intérieure. La 
cheminée ne doit être enlevée que quelques minutes après, lors- 
qu'elle a été suffisamment refroidie pour qu'on n'ait plus à craindre 
sa rupture, 

21. Quelques fanaux catadioptriqucs sont variés par des éclats. Ce 
caractère leur est donné par des lentilles à éléments cylindriques 
qu'une machine de rotation fait tourner autour de l'appareil. 



— 11 — 

Cette machine consiste en un mouvement d'horlogerie qui a un 
volant pour régulateur, et qui est mis en jeu par un poids. On accé- 
lère ou on retarde sa marche, soit en fermant ou en ouvrant les 
ailes à frottement du volant, soit en augmentant ou en diminuant le 
poids moteur. 

Le mouvement de la machine se communique au chariot qui 
porte les deux lentilles mobiles, au moyen de deux roues dentées 
qui s'engrènent à volonté. 

CHAPITRE n. 

SEBVICE DE L'ÉCLAIKAGE. 

22. Chaque matin , dès le point du jour, le gardien doit monter service dd jiwm. 
dans la lanterne pour procéder au service , ainsi qu'il suit : 

Si le fanal est à courtes éclipses, le poids moteur de la machine 
de rotation sera remonté à toute hauteur et sera fixé, le mécanisme 
sera arrêté, et on désengrènera la roue de communication de mou- 
vement. 

Si la lampe se monte dans l'appareil sur un plateau mobile, on 
abaissera ce plateau. 

Si l'appareil est hissé sur un échafaud, on l'abaissera jusqu'à ce 
qu'il repose sur la table de service destinée à le recevoir. 

La lampe sera éteinte, en observant les précautions ci-dessus 
indiquées, et la cheminée sera essuyée avec soin au dedans et au 
dehors, puis enveloppée dans un linge bien sec et placée à l'abn de la 
poussière, 

La lampe sera retirée de l'appareil, et elle sera placée sur son pied 
de service, si elle est à niveau constant. 

L'appareil sera épousseté avec le plumeau et essuyé avec un linge 
doux, exempt de poussière. Si quelque partie était tachée d'huile, on 
la laverait avec uu peu d'esprit -de-vin. 

L'appareil sera recouvert de sa coiffe en toile. 

Les glaces de la lanterne seront soigneusement essuyées au dedans 

3. 



i 



— 12 — 

et au dehors, et seront, au besoin, nettoyées au blanc d'Espagne ou 
même au rouge à polir. 

On mettra en place les rideaux de la lanterne, si elle en est 
pourvue. 

La table de service, le candélabre et la paroi intérieure de la 
murette seront époussetés et l'escalier sera balayé. 

Ces opérations terminées, on descendra la lampe dans le magasin, 
on la pèsera, afin de constater la consommation de la nuit, puis on 
videra l'buile et on la versera sur le filtre. 

L'huile tombée dans le godet pendant la nuit sera versée dans le 
vase destiné à recevoir les résidus, et elle sera réservée pour être 
employée à l'éclairage du gardien. 

Le bec de la lampe sera nettoyé avec soin au dedans et au dehors. 
On enlèvera, au moyen d'un grattoir, l'huile cuite attachée sur ses 
bords; on passera un goupillon dans le courant d'air intérieur, et on 
essuiera le dehors avec un hnge. 

On essuiera avec soin le champignon des lampes à huile de schiste. 

Le corps de lampe sera essuyé et nettoyé. 

Enfin on remplira la lampe, on mouchera la mèche ou on la rem- 
placera, et on remontera la lampe dans l'appareil, de manière à ce que 
tout soit disposé pour le service du soir. 

On. s'assurera que la lampe de rechange, qui doit être placée dans 
la chambre de la lanterne, est en bon état de service. 

S'il s'agit d'un appareil sidéral, deux porte-mèches de rechange, 
garnis de leurs mèches, devront être prêts à être places sur la lampe. 

Une burette remplie d'huile filtrée sera montée dans la lanterne 
ou placée au pied du candélabre, pour être versée en cas de besoin 
dans, la lampe de rechange. 

SiîRïicE Dii soiB. 23. Le gardien se rendra chaque soir dans le fanal au coucher 

jdu Sûieil:, après s'être muni d'une petite lanterne garnie . d'une 
luceme allumée. 

Lorsque le service, du matin aura été fait régulièrement, les disposi- 
tions .suivantes auront été prises : 



— 13 — 

La lampe de l'appareil sera en place et prête à être alluméei sa 
.cheminée sera placée dans l'armoire de service ainsi que la lampe, 
,1e bec, deux cheminées de rechange, et le panier de service ren- 
.fermant les divers ustensiles. Le poids de la machine de rotation, 
dans les fanaux à feu varié par des éclats, sera remonté à toute 
hauteur, la roue de champ sera retenue par son verrou, et les roues 
. de communication de mouvement seront désengrenées. 

On enlèvera la coiffe de l'appareil et on commencera l'allumage 
une demi-heiu'e après le coucher du soleil, afin que le fanal puisse 
être en plein effet à la chute du jour, et on se conformera, dans 
cette opération, aux indications données plus haut. On placera l'ap- 
pareil, s'il est monté sur galets, dans la position qu'il devra occuper 
pendant la nuit, et on l'y maintiendra en plaçant sa cheville d'arrêt. 
A la chute du jour, on enlèvera les rideaux de la lanterne, on les 
pliera et on les déposera dans l'armoire de service, si l'appareil est 
renfermé dans une lanterne fixe. 

Si l'appareil est placé dans une lanterne mobile, on hissera cette 
lanterne à la hauteur que comporte l'échafaud ou le candélabre. 

Si le fanal est à feu varié, on mettra la machine de rotation en 
mouvement immédiatement après avoir terminé l'allumage. Il suffira 
pour cela d'engrener les deux roues dentées, de tirer le verrou de la 
roue de champ et d'enlever l'arrêt qui maintient le poids moteur 

Lorsque le froid sera assez intense pour faire craindre la congéla- 
tion de l'huile de colza, on observera les précautions suivantes dans 
le service du soir : 

i" Une heure avant le coucher du soleil, on descendra la lampe, 
on la videra et on fera chauffer l'huile jusqu'à ce qu'elle ait pris 
une température telle , qu'on ait peine à y tenir la main; après quoi 
on y plongera le bec et où l'y maintiendi-a quelques instants. Il sera 
ensuite remis en place, et l'huile sera reversée dans la lampe; 

2° On garnira le chauffoir et onie mettra en place. 

2/i. Chaque nuit le feu sera visité par le gardien au moins une Service de nuiï. 
fois pendant la belle saison,: c'est-à-dire depuis le i"' avril jusqu'au 



— u — 

i" octobre, deux fois pendant le reste de l'année, et plus souvent 
si, par un motif quelconque, il y avait lieu de craindre que la 
flamme ne vînt à s'éteindre ou à diminuer notablement d'intensité. 

Ces visites noclurnes se feront, pendant l'été, vers minuit, et, 
pendant l'hiver, vers onze heures du soir et deux beures du matin. 
A chaque visite le gardien sera muni de la lampe allumeuse. 

Quand le gardien reconnaîtra que la mèche est cbarbonnée et doit 
être mouchée, il procédera ainsi qu'il suit, suivant la nature des 
lampes : 

Si c'est une lampe à niveau constant ou une lampe mécanique, 
il la remplacera immédiatement par la lampe de rechange, après 
avoir garni cette dernière d'huile et l'avoir allumée en dehors de 
l'appareil. Si c'est une lampe d'appareil sidéral, il enlèvera le porte- 
mèche et le remplacera par un des porte-mèches garnis qu'if allumera 
aussitôt. Toutes ces opérations devront être conduites très-rapidement. 

Quand une kmpe aura été remplacée, elie sera posée sur le pied 
de service et sera mouchée, afin de pouvoir être remise dans l'appa- 
reil en cas de besoin. 

Le piston des lampes à modérateur sera remonté à chaque visite. 

Lorsque l'appareil est éclairé par une lampe à huile de schiste à 
réservoir inférieur, il faut avoir soin de changer ia lampe de service 
vers le milieu de la nuit, en allumant au préalable la lampe de re- 
change avant de la mettre en place. 

Dans aucun cas, on ne devra verser du liquide dans une lampe à 
huile de schiste pendant quelle est allumée. 



Entretien 
de i.'éoifige. 



Glac&s 
nE La LANTEn^E, 



CHAPITRE m. 

SERVICE D'ENTRETiEN ET DE FBOPBETÉ. 

25. Toutes les parties de l'édifice seront tenues avec la plus grande 
propreté ; elles seront balayées et époussetées tous les jours et seront 
lavées aussi souvent que de besoin. 

26. Les glaces de la lanterne seront essuyées tous les matins au 



— 15 — 

dedans et au dehors. Une fois par semaine elles seront lavées exté- 
rieurement. 

Ces glaces seront passées au rouge à polir au moins une fois par 
an; cette opération s'exécutera ainsi qu'il va être dit : 

27. On écrasera et l'on délayera dans de l'eau une petite quantité 
de rouge ( i 5 grammes environ), dont on formera une bouillie claire. 
Cette bouillie sera ensuite étendue dans un demi-litre d'eau environ, 
on la brassera avec une petite baguette, et on la laissera reposer 
quelques instants. On décantera ensuite la liqueur, en la versant 
doucement dans un autre vase, pour la débarrasser des petits gra- 
viers qu'elle pourrait contenir, et qui resteront au fond du premier 
vase. Cela fait, on la laissera reposer une demi-heure environ, puis 
on fera écouler l'eau jusqu'à ce que le rouge commence à paraître 
au bord du vase. 

Ce roxige liquide sera étendu en couche légère, h l'aide d'un pin- 
ceau ou d'un linge, sur toute la surface à nettoyer. 

Lorsque cette peinture sera sèche, on la frottera avec une peau 
de chamois, exempte de poussière, jusqu'à ce qu'elle soit entière- 
ment enlevée. 



ation 
i roHjc à polir 



28. Le blanc d'Espagne employé au nettoiement habituel des 
glaces de la îauLerne sera préparé de la même manière que le rouge 
à polir, mais en plus grande quantité, suivant le besoin. 

29. Le masticage des encadrements des glaces et de tous les joints 
de la lanterne, par lesquels feau des pluies pourrait pénétrer, devra 
être entretenu avec le plus grand soin. 

30. Le mastic à employer sera composé de trois parties de blanc 
d'Espagne et d'une partie de blanc de céruse, le tout bien pulvérisé 
et réduit en pâte un peu ferme, et bien corroyé avec mi-partie d'huile 
cuite et d'huile de lin ordinaire. 

31. Comme les gardiens des fanaux peuvent se trouver dans le cas 



Préjiaralioa 
da blanc (lEspatjne. 



Entretien 
□ h uastjcage. 



Composilion 
du mastic. 



Remplacement 
des glaces. 



— 16 ~ 

de remplacer une glace cassée, on va indiquer les moyens d'opérer 

ce remplacement. 

Après avoir retiré les bagueUes de recouvrement et enlevé la glace 

cassée, on nettoiera les encadrements du mastic qui pourrait y être 

resté attaché. 

On présentera la nouvelle glace , afin de s'assurer qu'elle ne touche 

par aucun point à l'encadrement et qu'elle laisse partout un jeu de 
2 à 3 millimètres, notamment autour des encoches pratiquées au 
droit des boulons fixés après les montants. 

Si quelque point de la glace se trouvait en contact avec son enca- 
drement, on se servirait d'une pince de miroitier, dite pince à 
gruger, pour réduire sa dimension dans cette partie, en ayant soin 
de ne prendre avec cette pince qu'une petite quantité à la fois. Cette 
opération étant i-éitérée sur la longueur de la partie à enlever, on 
obtiendra le jeu nécessaire. 

On donnera une couciie d'essence de térébenthine sur les enca- 
drements, puis on appliquera le mastic. Sur celui de la sole, on 
placera trois petites cales en bois tendre, de 2 à 3 millimètres 
d'épaisseur, une au milieu de la longueur, les deux autres à i o cen- 
timètres environ des montants. Sans cette précaution , le poids 
de la glace ferait sortir le mastic, et elle se trouverait eu contact 
avec le corps dur de la sole. Des cales de même épaisseur seront 
placées sur le mastic, dans la hauteur des montants et entre les 
bords verticaux de la nouvelle glace et ceux des deux glaces qui l'a- 
voisinent. 

Les baguettes de recouvrement seront remises en place, et l'on 
fera le masticage des encadrements. 

Le mastic sera coupé à fleur des baguettes verticales et de l' en- 
tretoise supérieure, et formera un biseau sur celle de la sole, pour 
faciliter l'écoulement de l'eau. 

Appareils 32. Si quelque partie du masticage des anneaux ou des prismes 

de 1 appareil venait a manquer, on la remplacerait immédiatement 
avec de nouveau mastic, qui sera fait comme il vient d'être dit. 



— 17 



Tous les mois, les surfaces en verre seront lavées à l'esprit-cle- 
vin. 

L'appareil sera passé au rouge à polir une fois par an. 
Cette opération sera exécutée comme il a été dit article 2 7 . 

33. Les réflecteurs métalliques seront passés tous les deux, mois 
au rouge à polir, et cette matière sera préparée ainsi qu'il a été dit 
plus haut. 

ils seront essuyés tous les malins avec un linge doux , puis ils seront 
vigoureusement frottés avec la peau de chamois qui aura servi à en- 
lever le rouge à polir. Cette peau sera conservée avec soin, h l'abri 
de la poussière et de l'humidité. 

3i. Tous les quinze jours, la lampe de service de l'appareil 
d'éclairage sera retirée et remplacée par une des lampes de ré- 
chauffe. 



SIÉTSLLIQUES. 



LMtPES. 



35, Si un bec se trouve hors de service par usure ou par accident, 
il sera immédiatement remplacé par un des becs de rechange. Ce rem- 
placement s'effectuera facilement en dévissant le raccord. Avant de 
placer le nouveau bec, on s'assurera que le raccord est garni d'xme 
rondelle de cuir. 



Lampes en cuiviie 
à niïbau constant. 



36. On vérifiera le niveau de l'huile dans le nouveau bec; il devra 
se trouver à environ 3 millimètres en contre-bas du bord supérieur 
pour les lampes à huile de colza, et à 6 centimètres pour les lampes 
à hulie de schiste. 

Si le niveau était trop haut, l'hnile dégorgerait; si, an contraire, 
il était trop bas, la flamme descendrait trop près du bec, dont les 
bords seraient brûlés en peu de temps. 

Lorsque le niveau est trop haut, on fait souder une petite plaque 
en fer-blanc sur l'échancrure du petit cylindre placé au bas du ré- 
servoir de la lampe; puis, avec une lime, on fait une nouvelle échan- 
crure au cylindre, en observant de la descendre moins que ne l'était 
la première. 



Niveau de l'haîle. 



Nemya^e. 



Lampes en fer- 
liianc à niveau cons- 
lant. 



La.mpes 
À niODËnATRrjn, 



Mettoiemeht 

des cheiiihêgs 

de ckistal. 



_ 18 — 

Lorsque le niveau est trop bas, on prolonge l'échancrure comme 

il vient d'être dit. 

37. Toutes les parties en cuivre de la lampe de service seront 
nettoyées tous les huit jours avec du tripoli délayé dans de l'esprit-de- 
vin. 

Lorsqu'une lampe sera retirée de l'appareil pour être mise en 
magasin, la mèche sera enlevée, la lampe vidée et égouttée, puis 
nettoyée extérieurement avec du tripoli. 

On la nettoiera à l'intérieur, en y passant, à plusieurs reprises, de 
Teau bouillante ou une lessive légère de cendres, si c'est une lampe 
à huile de colza. Les lampes à huile de schiste n'exigent aucun net- 
toyage intérieur. 

38. Le corps de pompe de la lampe et l'extérieur du bec seront 
nettoyés tous les huit jours avec du blanc d'Espagne délayé dans un 
peu d'huile. 

Lorsque l'intérieur d'une lampe ou d'un bec sera encrassé d'huile, 
on le nettoiera comme il vient d'être dit. 

39. Tous les huit jours, l'extérieur de la lampe sera nettoyé avec 
du tripoli délayé dans de i'esprit-de-vin, et le petit filtre en toile mé- 
tallique placé sous le bec sera enlevé et passé dans l'eau bouillante. 

Lorsqu'une lampe aura été retirée de l'appareil pour être mise 
en réserve, la mèche sera enlevée et l'huile versée sur le filtre; on 
donnera un tour de clef au mécanisme , et on renversera la lampe 
sur l'égouttoir. 

L'extérieur de la lampe sera passé au tripoli et le bec nettoyé, 

ÙO. Lorsque la cheminée d'une lampe sera tachée d'huile cuite, 
on enlèvera ces taches en la frottant avec un linge imbibé d'huile, 
puis on l'essuiera avec soin et on la passera au blanc d'Espagne. On 
procédera de même pour la pellicule blanche qui se dépose quelque- 
fois sur les cheminées des lampes à huile de schiste, mais sans que 
le linge soit imbibé d'huile. 



~ 19 — 

41. Dans les fanaux à feu varié par des éclats, la machine de ro- 
tation sera entretenue conformément aux prescriptions suivantes : 

Tous les matins, la cage, la roue de communication de mouve- 
ment et celle du cbariot seront époussetées. 

Les grands galets verticaux, les petits galets horizontaux, ainsi que 
le chemin qu'ils parcourent, seront essuyés avec le plus grand soin. 

Tous les huit jours, ces galets seront enlevés, on essuiera leurs 
axes, on passera une petite tige en bois entourée d'un linge dans les 
ouvertures qui les reçoivent , et on y introduira un peu d'huile d'hor- 
loger avant de les remettre en place- 
On aura soin de ne retirer les galets que successivement, de ma- 
nière qu'il n'en manque jamais plusieurs à la fois. 

De temps en temps, on mettra de l'huilo d'horloger aux pivots 
des divers axes du mécanisme. 

Chaque année, au mois de juillet, !a machine de rotation sera 
complètement démontée par le gardien pour être nettoyée à fond. 

Pour nettoyer les pièces en laiton du mécanisme, on appliquera 
sur leurs surfaces du tripoli délayé dans de l'esprit-de-vin , et on les 
frottera avec une petite brosse à argenterie jusqu'à ce qu'elles aient 
repris im beau poli. 

Si quelques taches de vert-de-gris n'avaient pu être enlevées avec 
la brosse, on les ferait disparaître, en frottant avec du tripoli et une 
petite spatule en bols tendre. 

Les pièces en fer et en acier devront être simplement frottées avec 
une spatule en bois tendre trempée dans l'huile. 

On nettoiera avec une tige en bois entourée d'un Unge les trous 
des pivots des axes ainsi que les écrous des vis. 

Avant de remonter le mécanisme, on mettra un peu d'huile d'hor- 
loger dans les trous de passage des axes, et on frottera toutes les 
pièces en fer et en acier avec un morceau d'étoffe enduite de suif. 

42. Tous les ustensiles en fer-blanc employés pour îe service du 
fanal devront être, deux fois par an, passés au blanc d'Espagne, dé- 
layé dans l'huile, et plus souvent, si besoin est. 



Machine 
ce cotation. 



Nettoib.uest 

DES USTENSlLJiS 
ES PER-BLAKO. 



© École Nationale des Ponts et Chaussées 



— 20 — 



Filtre. 



CHAPITRE IV. 

ROMENCLATURE ET EMPLOI DES USTENSILES ET OUTILS À L'USAGE DES 
DIVERS FANAUX. 

43. L'huile de colza à employer dans les lampes destinées à l'éclai- 
rage des fanaux doit être filtrée par le gardien. 

Le fdtre est formé de deux parties; la partie supérieure renferme 
le iîltre proprement dit, la seconde est un réservoir destiné à rece- 
voir l'huile filtrée. 

Le filtre consiste en une plaque de fer-blanc percée de trous, sur 
laquelle on place un morceau de drap et une couche de sable fin de 
2 à 3 centimètres d'épaisseur. 

Une fois par mois le morceau de drap doit être lavé à l'eau 
chaude et savonné, et le sable passé à l'eau bouillante. Il ne faut 
les remettre en place qu'après les avoir purgés de toute humidité : 
à cet effet, le sable devra être chauffé dans un vase. 

On évitera d'employer du sable de mer, même après l'avoir lavé 
dans l'eau douce. 

Ij'huile de schiste n'a pas besoin d'être filtrée et doit être employée 
telle qu'on l'envoie dans les phares. 

Panier de ienice. 44. Le panier de service a la forme d'une boîte à anse avec cou- 

vercle en deux parties. 

n est divisé en trois compartiments : l'un, le plus petit , reçoit une 
boîte plate destinée aux chiffons gras et aux rognures des mèches ; 
sous cette boite on place des chiffons propres pour essuyer les che- 
minées en cristal. 

Dans le deuxième se placent une ou deux cheminées de rechange. 

Le troisième doit renfermer les objets suivants : 

Gratioir irianju/oire. Un grattoir triangulaire pour enlever l'huile cuite attachée aux 
bords du bec ; 

GonpiUon. Un goupillon en crin pour nettoyer le courant d'air intérieur du 

bec; 



^n^o^E^ 



— 21 ~ 

Une paire de ciseaux courbes pour moucher la mèche de la Ciseaux courbes. 
lampe; 

Un calibre en fer-blanc recourbé à ses extrémités, pour couper la Calibre. 

mèche de longueur; 

Un mandrin de forme conique en fer-blanc ou en bois, pour faci- Mandrin ou moaU 
liter la pose de la mèche sur le porte-mèche. 

kb. L'égouttoir est un vaste piat de forme carrée; il est à double Éiioutcoirenjcr-blanc 
fond. Le fond supérieur est mobile et percé de trous; le fond infé- 
rieur porte un petit tuyau pour écouler le hquide. Il sert à égoutter 
les becs de lampes , lampes , etc. 

46, Cette lampe a le double objet d'éclairer la marche du gardien Lanterne dlamease. 
et de procurer du feu pour allumer le fanal. 

Un des côtés de cette lampe est disposé pour recevoir une petite 
lampe à main dite lacerne. 



47. La lucerne sert à mettre le feu à la mèche de la lampe de 
l'appareil. Au milieu est un bouton à vis en cuivre , qu'on retire pour 
introduire l'huile et la mèche. Près de l'anneau qui sert d'anse, est 
un tube à air sur lequel on pose le pouce, afin d'empêcher l'huile 
de dégorger, lorsqu'on penche la lucerne en avant pour aUumer la 
mèche de la lampe. 

48. La burette sert à remplir le réservoir des lampes. Elle doit 
être placée tous les soirs, pleine d'huile, sur la table de service dans 
la chambre de la lanterne, afin qu'on puisse, au besoin, remplir le 
réservoir de la lampe de rechange. 

Pour l'huile de schiste, il faudra avoir soin de tenir cette burette 
exactement fermée. 



Laccnie, 



Barelle à kaite. 



49. On emploie cette pompe pour transvaser l'huile de colza des 
barils dans les jarres, et pour soutirer, des jarres dans le seau, l'huile 
nécessaire au service de plusieurs nuits. Cette huile doit être immé- 
diatement versée sur le fdtre. 



Pompe à soutirer 
llmiU. 






— 22 — 

Stauencm-reéianii 50. Indépendamment de Temploi ci-dessus, il sert à transvaser 
l'huile d'une jarre dans une autre, lorsque cela est nécessaire. 

p'tcd i)c!a:iipe , 51. La forme du pied de service varie suivant celle de la lampe 

.1 pie n scrmci:. qQ'jj JqJ^ rccevoir. Cliaquc fanal est muni de deux de ces ustensiles ; 
l'un doit toujours rester sur la table de îa chambre de la lanterne , 
l'autre dans le magasin du fanal. 



Boite à rouge. 



Tripoli. 



Piaceaa. 



Brosse à main. 



52. Cette boîte en renferme une seconde dans laquelle doit être 
mis le rouge en pain ou en poudre. Au-dessus de cette boîte inté- 
rieure se place la peau de chamois, uniquement destinée à frotter le 
rouge lorsqu'on en emploie pour le nettoyage de l'appareil et des 
glaces de la lanterne. 

53. Le tripoli doit être renfermé dans une boîte et être employé 
exclusivement au nettoyage des ustensiles en cuivre. 

54. On se sert ordinairement d'un pinceau pour étendre le rouge 
à polir sur les surfaces de verre à nettoyer. 

55. La brosse à main , ou brosse de boulanger, est de forme demi- 
ronde et porte un manche de 3o à 4.o centimètres de longueur au 
plus ; on l'emploiera pour balayer le candélabre , les parois intérieures 
de la murette , le palier et les quatre ou cinq dernières marches de 
l'escalier. Le balai ordinaire pourrait occasionner des accidents dans 
cette partie de l'édifice à cause de la longueur de son manche. 



Brosse à argenterie. 56. Cette brosse Sert à fpotter Ics pièces en cuivre sur lesquelles 

ou a étendu du tripoli. Elle est particulièrement destinée aux parties 
en cuivre du mécanisme des machines de rotation. 



Plumeaa. 



Pince à gruger 
ou pince de miroitier. 



57. Le plumeau est employé à épousseter l'appareil d'éclairage, 
les glaces de la lanterne, le chariot à galets et la cage de la machine 
de rotation. 

58. Cette pince peut être nécessaire, lorsqu'il s'agit de remplacer 



— 23 — 

une des glaces de la lanterne. Pour réduire d'une petite quantité les 
dimensions d'une glace, on place la pince de manière que ses becs 
puissent saisir le bord de cette glace, tout en faisant avec lui un angle 
très-aigu. 

En appuyant un peu sur les branches de la pince et en tournant 
la main en dehors, on fait partir de petits éclats de verre. Cette opé- 
ration doit être conduite très-lentement et avec beaucoup de précau- 
tion, en ayant soin de n'enlever qu'une très-petite quantité de 
matière à la fois, ainsi qu'il a été dit à l'art. 3 f . 

59. Les tournevis et les clefs sont employés au démontage et au 

remontage de la machine de rotation. Après s'en être servi , on les 
frottera avec un morceau d'étoffe enduite de suif ou de saindoux, et 
ils seront conservés à l'abri de l'humidité. 



Toiiraenis, clefs 
el iiiarUaax. 



Ustensiles parti - 
cclfeiis aux i.ampks 

OES APPAREILS SIDÉ- 



Egoaitoir du bec. 



60. Le grattoir circulaire est formé d'une tige en fer, laquelle porte 
à l'une de ses extrémités un petit arc de cercle pour gratter l'extérieur 
du porte-mèche, et à l'autre, un petit disque pour gratter l'Intérieur. luos. 

Gra((oir circalaire. 

6 1 . L'égouttoir du bec est un petit vase en fer-blanc avec rebords. 
Il est disposé pour être placé sur la nappe de l'appareil. 

On le met en place chaque fois qu'on change le porte-mèche. 

PrésenLé à l'approbation de Son Exe. Monsieur le Minîslrede l'agricalture , du com- 
merce et des travaux publics par l'Inspecteur général des Ponts et Chsussées , Directeur 
du service des phares et balises. 

Paris, le 3 mai i86o. 

Signé L. REYNAUD. 

VD ET APPROUVÉ : 

Paris, le lo mai i86o. 

Le Ministre de l'Agricaltare , du Commerce 
et des Travaux publics. 

Pour le Minisire et par autorisalion : 

Le Conseiller d'Etal 

Directeur général des ponts et chaussées et des chemins de/er. 

Signé E. OE FRANQUEVILLE. 



© École Nationale des Ponts et Chaussées 



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